RDC: les taxes du secteur PTNTIC ralentissent la croissance économique, selon une étude de Research ICT Solutions

La République Démocratique du Congo (RDC) continue de plus en plus à accumuler de nouvelles taxes dans le secteur des PTNTIC. Ce qui étouffe le potentiel de croissance par la numérisation, révèle une étude de Research ICT Solutions.

Toujours sur le même sujet, la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) ne cesse d’attirer l’attention des décideurs. Le dernier cas en date concerne son alerte lancée contre le projet d’augmentation de tarifs de services de télécommunications.

Intitulée « RDC : taxes spécifiques au secteur des PTNTICs Vs croissance économique », cette étude de Research ICT Solutions a été publiée en début de cette année 2022.

Les auteurs du rapport en l’occurrence Dr Christoph Stork et Steve Esselaar rapportent que les nouvelles taxes des PTNTICs ciblent la voix, les minutes, les SMS et l’Internet (les mégabites).
Conséquence, ces nouvelles taxes vont limiter non seulement la liberté commerciale des opérateurs de téléphonie mobile mais ils les obligeront à retirer les forfaits dans les SMS, la voix, les données et aussi les forfaits mixtes. Aussi, l’effet net de ces taxes sera visible via une augmentation indirecte de prix par le retrait des offres groupées.

Illustrations de nouvelles tarifications :

– Avec la nouvelle tarification, la taxe sur les forfaits vocaux de 0,0075 USD par minute réduira les marges des opérateurs de 11% à 36%. Conséquence, certains forfaits vocaux devront être retirés car ils ne seront plus rentables.

– La taxe sur les forfaits SMS de 0,003 USD par SMS prouve que le droit d’accise est supérieur au prix de détail de la plupart de forfaits.

– La nouvelle taxe de 0,00005 USD par Mo signifie 0,3% à 10% de revenus en moins provenant des forfaits de données.

Research ICT Solutions révèle également dans son rapport que 45 pays d’Afrique sont moins chers pour un panier de 300 Mo par mois. Et en RDC, l’utilisation de 10 Mo par jour pendant un mois, soit 300 Mo coûte 4,1% du RNB moyen par habitant et par mois, soit le double de l’objectif d’abordabilité de 2% de la Commission du haut débit.

Il sied de noter aussi qu’en termes d’infrastructures, la RDC occupe la 31ème position et pour la couverture de la population 4G à la 27ème position. Ce qui signifie que l’adoption est freinée par de problèmes d’abordabilité des coûts.

A côté de toute cette pesanteur, il faudrait noter aussi que le Ministre des PT-NTIC a commencé à infliger des sanctions aux opérateurs pour non-paiement des factures de l’ARPTC.

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